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La péninsule de Vatnsnes

Réveil au calme et petit dej dans la salle commune au chaud.

À ce propos, cela fait  4 campings et ils ont tous été très confortables. La place du van est plus ou moins importante, mais il y a toujours une pièce commune agréable, avec tout ce qu’il faut pour cuisiner. Peu de monde pour l’instant, et tout se passe nickel, malgré l’étroitesse du van. Même si son aménagement est très bien conçu, l’espace intérieur pour 4 n’est pas vaste: avec 2 valises et 4 sacs à dos, on atteint le maximum pour rester un minimum à l’aise.

Puis, à 09h30, c’est le départ, avec une destination connue: Hkureyri, à un peu plus de 200kms d’ici, et de multiples étapes.

Hvitserkur

Nous reprenons la route principale puis bifurquons vers la gauche en empruntant les pistes 716 et 717. Sur la plage, impossible de louper: une forme haute de 15m rassemblant à un immense rhinocéros. Il s’agit d’un dyke, une fissure remplie de lave. Ces intrusions refroidissent lentement et deviennent plus dures que la structure dans laquelle elles s’intègrent. Puis, l’érosion aidant, elles apparaissent en relief dans le paysage.

En Islande, tous les dykes ont une signification dans la mythologie des elfes et des trolls. Hvitserkur (‘la chemise blanche’) serait un troll malfaisant pétrifié. En route vers le monastère tout proche de Þingeyri , en vue de la détruire, ce troll aurait été retardé dans sa marche. Alors qu’il voulait se désaltérer sur cette côte, il aurait été transformé en pierre lorsque le soleil parut à l’horizon.

Les oiseaux s’y sont installés!

Borgarvirki

Puis nous revenons sur la route principale. Au milieu de nulle part, en contournant le lac de Vesturhópsvatn. se dresse un vieux cratère qui servi de forteresse aux Vikings en 870, époque de la colonisation de l’Islande.

Il s’agit d’un un neck composé de colonnes basaltiques, c’est-à-dire qu’il provient d’une cheminée volcanique dont le magma s’est solidifié. À l’époque, des murs de pierres ont été construits pour empêcher l’assaillant d’escalader la fortification par le côté, et des traces d’anciennes habitations ont aussi été retrouvée. D’ici, les vikings pouvaient surveiller le fjord Húnafjörður d’une part, et la partie est de la péninsule de Vatnsnes d’autre part.

On considère que l’histoire des Islandais remonte à l’an 874, lorsque s’installe le premier habitant permanent: Ingólfr Arnarson. C’était un viking venu de Norvège avec sa famille. Il fonde Reykjavik. La colonisation est alors rapide, et prospère. C’est le temps des drakkars d’Erik le Rouge à la conquête du Groenland et de l’Amérique du nord. L’ile des vikings et des sagas !

Direction Akureyri

Kolugljúfur Canyon

On ne remonte pas de suite. Une beau canyon se trouve de l’autre côté de la route principale, avec de jolies cascades.. Il s’agit du canyon de Kolugljúfur et des chutes de Kolufossar. Le canyon s’étend sur 1 km et a une profondeur de 4m.

C’est Kola, une femme troll qui aurait créé ces chutes. La légende raconte qu’elle s’asseyait la nuit sur un rebord du canyon et attrapait à la main les saumons qui remontaient l’eau, avant de les jeter dans une source chaude voisine pour les cuisiner. On s’y promène et les barrières de sécurité sont inexistantes.. Pas étonnant qu’il, s’agisse d’un des 10 lieux touristiques les plus dangereux du pays.

Le contraste du bleu des cascades et du vert environnant est saisissant. Une fois de plus, la foule n’est pas présente.

La faim se fait sentir et nous en profiterons pour nous ravitailler à Blönduós. Risotto, pizzas, pas de spécialités locales, mais très bon: les Islandais prennent soin de bien faire les choses. Passage dans un Vinbudin et en route pour la ferme Glaumbaer.

La ferme Glaumbaer

Le long de la route 75 se trouve la ferme Glaumbaer et ses  maisonnettes de tourbe et de bois construites aux 18e et 19e siècles. C’est aujourd’hui un musée. Cette ferme date en fait du 11es, mais a été déplacée ici, et plus personne n’y vit depuis depuis le 19es.

Très peu de bois, à l’exception du bois flotté venant de Sibérie. Ces maisons sont donc construites en briques de tourbe, très bon isolant thermique, et un tapis de pelouse est déroulé sur la charpente du toit. L’inclinaison du toit est particulièrement importante, car l’eau doit à la fois ruisseler et imprégner un peu l’herbe et la tourbe car en desséchant, des fissures se formeraient et le toit ne serait plus étanche. Ce sont de petits bâtiments avec chacun sa fonction. En effet il était difficile de construire de grandes maisons en tourbe. De l’extérieur, les fenêtres entre les touffes d’herbe, sont les seules signes d’une habitation. Cuisine, chambre à coucher, garde manger, forge: un vrai retour dans le temps avec de nombreux objets d’époque conservés en parfait état.

Akureyri

Vers 18h30 arrivée dans cette ville, une des grandes villes islandaises. Enfin, c’est ce que nous avons cru et on en fait vite le tour: quelques commerces pour touristes, des cafés et une église ! Mais cela reste coloré et sympathique pour une fin de journée. Nous avons prévu d’essayer d’aller voir les baleines demain. Pour cela nous devons nous coucher tôt au camping Hamrar!

 

 

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